Quand ça se passe mal…

Il me semble important aussi d’aborder une thématique peu évoquée lors de l’expatriation. Certaines personnes ne sont pas heureuses là où elles sont. Elles ne s’habituent pas à leur nouveau environnement. Même si ce n’est pas mon ressenti, j’en connais autour de moi qui ne rêve que d’une chose, c’est de rentrer. Il est vrai que dans tous les blogs d’expatrié, vous ne trouverez probablement aucun billet sur le mal être de l’expatriation, la déprime et cie. On a connu plus réjouissant comme sujet, c’est vrai !

Pourquoi ?

  • Une femme active menant une vie palpitante se retrouve du jour au lendemain à la maison, sans emploi. Elle se sent dévalorisée, parfois inutile. L’impression de s’être sacrifiée… Un homme actif qui suit sa femme aussi doit retrouver des repères, différents. La plupart des expatriés suivent leur mari donc les femmes sont très présentes tandis que les hommes moins. Le changement de statut est parfois difficile à vivre.

femme-tristeUn élément de réponse qui ne se veut en aucun cas une solution idéale. Trouver un projet d’expatriation. La recherche d’un travail peut être envisagée ou alors la participation active dans une association d’expatriée par exemple. Certaines voient l’expatriation comme une parenthèse dans leur vie qui leur permet de créer leur petite société, s’occuper enfin des enfants tranquillement et prendre le temps avec eux, se découvrir une passion pour la peinture chinoise, apprendre à l’université la langue du pays, faire du sport… Rester active, rencontrer d’autres personnes permet sans aucun doute de s’intégrer au mieux dans son nouveau pays. Rester passive et devenir spectatrice de sa propre vie, ce n’est pas le bon plan !

S’expatrier, c’est pas forcément toute la vie, même si certains chopent le virus ! En effet, souvent, nous avons des contrats à durée déterminée, 3 ans, 6 ans, le fait de connaitre la fin peut aider à anticiper la suite.

L’expatriation permet aussi de faire le point à un moment dans sa vie et se poser les vrais questions. Qu’est ce que j’ai vraiment envie de faire ? Mon métier en France me correspondait-il vraiment ?

  • Je déteste ce pays, les gens sont grossiers, sales, j’aime pas la nourriture, c’est pollué, …

Et oui ! On ne choisit pas toujours la destination où nous allons débarquer et les expatriations aux Maldives ne sont pas les plus courantes ! Nouveau pays, nouvelle culture, nouveaux codes, nouvelles nourritures… on ne s’habitue pas toujours. Je m’habitue toujours pas aux crachats, aux rôts et autres comportements proches de nos amis les bêtes (!) .. pourtant cela fait partie (malheureusement) de mon quotidien ! Prendre du recul, relativiser et oui, il n’y a pas mort d’homme finalement même si c’est très énervant.

  • Quand ce sont les enfants qui ne s’habituent pas

colereMême si souvent l’expatriation est une décision murement réfléchie en famille où les enfants font partie du choix final, il arrive parfois qu’un enfant ne s’habitue pas à sa nouvelle école, qu’il se sente perdu, nul en classe… Si ce n’est qu’une phase d’acceptation, on prend son mal en patience si cela perdure il vaut mieux se rendre à l’évidence, rentrer peut être une solution. Souvent en dessous de 12 ans, les enfants sont curieux, s’ouvrent à une nouvelle culture avec plaisir, parlent avant vous la langue du pays ! A l’adolescence, c’est parfois plus difficile à gérer. Discuter, écouter les peurs, rassurer, aller voir quelqu’un d’extérieur.

  • Venir seul(e)

Pas toujours évident quand on vient seul(e) de faire des rencontres. Le travail peut vite devenir le centre de notre vie. Est-il suffisant pour s’y épanouir ? Notre vie sociale trépidante en France nous manque terriblement. Les entreprises envoient de plus en plus de célibataires à l’étranger car cela présente une forte économie financière là où il y a des enfants à scolariser. A 25 000€ l’année par enfant, on peut comprendre que ce soit dissuasif ! Il faut faire des rencontres, s’inscrire dans une association, voir ses collègues en dehors du travail…

  • En couple

015200BE05708264-c1-photo-un-gars-une-filleLe couple rencontre de nombreuses épreuves pendant l’expatriation. Triste statistique : le taux de divorce des couples expatriés est supérieur de 54% à la moyenne nationale. Il est important de construire un projet de couple autour de l’expatriation. Le changement de cadre entraine un changement total de repères. On perd tous ses repères. Le conjoint qui perd son emploi, perd aussi son indépendance et son autonomie financière. Quand l’un s’éclate professionnellement, l’autre peut être se sentir délaissé et parfois même jaloux. Parfois, le conjoint sans emploi se sacrifie pour que l’autre puisse s’accomplir dans sa carrière, tandis que le premier lui l’a mise entre parenthèses.  Il arrive qu’une frontière s’installe et se creuse au fur et à mesure. En parler est important mais ce n’est pas évident. Un dialogue de sourd s’installe insidieusement. Se taire pour ne pas contrarier l’autre. Tout est question de repères à retrouver.

Il est important de réfléchir seul, en famille, en couple de son expatriation. Bien la préparer c’est le début de la réussite. Se fixer des projets à court et à moyen termes semble être une solution. Je ne prétends en aucun cas détenir une vérité, cet article propose juste des pistes à explorer.

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